[N° 607] - Locations saisonnières. Zones de montagne. Réhabilitation.

par Edilaix
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(Assemblée nationale - réponse publiée au JO le 17/02/2015 page : 1112)
 

Béatrice Santais appelle l’attention de la ministre du tourisme au sujet de la réhabilitation de l’immobilier de loisir, en particulier en zone de montagne. Cette question est devenue centrale pour le dynamisme de l’économie des stations de ski dont l’organisation en termes d’offre d’hébergement se partage entre les lits professionnels dits «chauds» et les lits dits «froids». Si les premiers sont occupés en moyenne 12 semaines sur les 18 semaines que compte la saison d’hiver, les lits froids le sont nettement moins, à hauteur de 5 semaines sur 18 potentielles, ce qui n’est pas sans poser un véritable problème pour les acteurs locaux du tourisme. À cela, il convient d’ajouter les effets pervers des produits d’investissements locatifs défiscalisés dans des résidences de tourisme qui sont proposés depuis de trop nombreuses années aux contribuables, portant sur la TVA ou sur l’impôt sur le revenu selon différentes durées et différentes modalités puisque ce qui pouvait apparaître comme une opération de revitalisation du tourisme et des résidences d’hébergement touristique montre aujourd’hui le revers de la médaille, souvent au détriment des investisseurs et des communes concernées avec pour certaines de vraies défaillances de leur parc touristique, tant en termes de qualité de construction qu’en termes de commercialisation. Un véritable syndrome du «volet clos» est en train de naître dans les montagnes françaises et après la friche industrielle nous sommes en passe de voir apparaître de véritables friches touristiques à quelques centaines de mètres de parcs nationaux qui font notre fierté. Devant l’inorganisation et l’éparpillement des propriétaires, elle souhaite savoir quels moyens l’État peut mobiliser pour fédérer les énergies et redonner confiance dans l’investissement en montagne tout en garantissant l’émergence de constructions plus en phase avec l’impérative nécessité de performance énergétique.

À lire

[N° 607] - Sécurité. Emplacements réservés. Véhicules. Stationnement illicite.

par Edilaix
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(Assemblée nationale - réponse publiée au JO le 10/03/2015 page : 1789)


Laurent Grandguillaume attire l’attention du ministre de l’intérieur sur un problème récurrent rencontré par certaines copropriétés qui procèdent à un marquage au sol d’emplacements réservés aux véhicules de secours ainsi que pour les personnes handicapées dans le cadre de l’accessibilité. Régulièrement, des véhicules sont en stationnement gênant sur ces différents emplacements. Ces véhicules peuvent poser des problèmes de sécurité en cas d’intervention des pompiers ou des ambulances. Le Code de la route offre aux copropriétaires souhaitant faire respecter sur leur domaine des emplacements réservés à certains véhicules des moyens d’action en cas d’occupation illégitime. Si la copropriété a ouvert son parking à la circulation publique, à la suite en général d’une délibération en assemblée générale et d’un signalement au maire, le Code de la route s’applique et les forces de l’ordre peuvent intervenir. Les véhicules de secours étant des véhicules de service public, l’occupation indue des places qui leur sont réservées constitue un stationnement gênant entraînant une contravention de la deuxième classe et une possibilité de mise en fourrière. Dans la majorité des cas, la copropriété conserve le statut privatif de son parking (propriété privée, défense d’entrée, panneau d’interdiction de stationner ou installation d’une barrière interdisant l’accès aux véhicules des non-résidents...). Aussi, les stationnements sans droit peuvent faire l’objet de la mise en œuvre de la procédure prévue aux articles L. 325-12 et R. 325-47 à R. 325-52 du Code de la route permettant, à la demande du maître des lieux et sous sa responsabilité, de faire évacuer les véhicules laissés sans droit dans les lieux non ouverts à la circulation publique. Selon l’article L. 325-12 du code de la route «Peuvent également, même sans l’accord du propriétaire du véhicule, à la demande du maire ou de l’officier de police judiciaire territorialement compétent, agissant sur initiative et sous la responsabilité du maître des lieux publics ou privés où ne s’applique pas le présent code, être mis en fourrière et, le cas échéant, aliénés ou livrés à la destruction les véhicules privés d’éléments indispensables à leur utilisation normale et insusceptibles de réparation immédiate, à la suite de dégradations ou de vols». Il s’agit bien dans ce cas de véhicules “épaves”. La difficulté reste donc posée pour les copropriétés dans le cas où, sur un parking privatif, des véhicules, en état de circuler, se garent sur des emplacements réservés aux véhicules de secours ou pour les personnes handicapées. Il est d’ailleurs régulièrement répondu à ces copropriétés que la police municipale, comme la police nationale, ne peuvent intervenir pour verbaliser un contrevenant sur un emplacement réservé aux services de secours et se trouvant sur une propriété privée. Aussi, il lui demande de lui indiquer s’il entend prendre des mesures afin de sanctionner les contrevenants et donc de remédier à la situation dans laquelle se retrouvent de nombreuses copropriétés qui conservent des parking privatifs et dans lesquels des automobilistes ne respectent pas les emplacements prévus pour les véhicules de secours et pour les personnes handicapées.

À lire

[N° 607] - Performance énergétique. Audits. Diagnostics. Qualité auditeur.

par Edilaix
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(Assemblée nationale - réponse publiée au JO le 10/03/2015 page : 1759)


Jacqueline Fraysse interroge la ministre de l’écologie sur les titres et compétences des personnes habilitées à réaliser des audits énergétiques. Un audit de performance énergétique doit être obligatoirement réalisé dans les immeubles situés en France métropolitaine, construits avant le 1er juin 2001, soumis au statut de copropriété et comptant au moins 50 lots, à usage principal d’habitation, et comportant une installation collective de chauffage ou de refroidissement desservant plus de 90 % des lots à usage d’habitation. Un arrêté du 28 février 2013 relatif au contenu et aux modalités de réalisation d’un audit énergétique précise, dans son article 11, les compétences obligatoires des personnes chargées de réaliser cet audit. Elles doivent ainsi présenter, outre la copie d’un diplôme idoine et la preuve de leur expérience professionnelle dans le domaine, «au moins trois audits énergétiques réalisés sur des bâtiments en copropriété équipés d’une installation collective de chauffage ou de refroidissement comprenant, a minima, les éléments des articles 2, 3, 6, 8 et 9 du présent arrêté». Cette dernière condition pose problème, puisqu’elle revient à exiger la preuve de la réalisation de plusieurs audits comme préalable à la réalisation de tout audit. Par ailleurs, le contrôle du respect de ces conditions incombe-t-il au commanditaire de l’audit, ou doit-il être confié à un organisme certificateur ? Elle souhaite par ailleurs connaître les conditions permettant aux personnes habilitées à réaliser des diagnostics de performance énergétique avec mention, tel que défini par l’arrêté du 13 décembre 2011 modifiant l’arrêté du 16 octobre 2006 modifié définissant les critères de certification des compétences des personnes physiques réalisant le diagnostic de performance énergétique et les critères d’accréditation des organismes de certification, de réaliser également des audit énergétiques.

À lire

[N° 606] - Énergie et carburants. Tarifs réglementés

par Edilaix
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(Assemblée nationale - réponse publiée au JO le 20/01/2015 page : 388)


Odile Saugues attire l'attention de la ministre de l'écologie sur l'article 25 de la loi n° 2014-344 du 17 mars 2014 concernant la définition de seuils de consommation au-delà desquels certains consommateurs de gaz naturel ne seront plus éligibles aux tarifs réglementés. Dans cet article, il est simplement fait état d'un «niveau de consommation», exprimé en kilowattheures. En revanche, la fiche pratique relative à ce sujet du site internet www.energie-info.fr indique que le seuil de consommation atteint par une copropriété est défini par sa consommation annuelle de référence (CAR), laquelle peut différer de la consommation réelle. Il ne semble pourtant pas qu'un texte réglementaire ait précisé ce point. Elle souhaiterait donc connaître la raison pour laquelle il a été choisi d'utiliser la CAR plutôt que la consommation réelle de l'année passée pour déterminer si une copropriété atteignait l'un des seuils indiqués dans la loi.

À lire

[N° 606] - Syndics. Carences. Administrateurs provisoires. Notaires

par Edilaix
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(Assemblée nationale - réponse publiée au JO le 20/01/2015 page : 428)


Pierre Morel-A-L'Huissier attire l'attention de la ministre de la justice sur l'absence de syndic dans une copropriété. L'article 47 du décret du 17 mars 1967 a prévu la nomination d'un administrateur provisoire par le président du TGI statuant par ordonnance sur requête. Il lui demande si cette procédure ne pourrait pas prévoir le recours au notaire pour la désignation d'un mandataire chargé de réunir une AG de copropriété pour nommer le syndic.

À lire

[N° 606] - Aides et prêts. Rénovation énergétique. Eco-ptz copropriété

par Edilaix
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(Sénat - réponse publiée au JO Sénat le 12/02/2015 page : 328)


Roland Courteau attire l'attention de la ministre du logement sur l'éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) collectif. Il lui indique que selon l'article 2 du décret n° 2013-1297 du 27 décembre 2013, seuls les établissements de crédit ayant signé un avenant à la convention relative à l'éco-PTZ individuel, pourront délivrer l'éco-PTZ copropriétés. Or, il lui fait remarquer que l'avenant type qui doit être approuvé par arrêté conjoint des ministres chargés de l'économie et du logement, n'a toujours pas été publié. Il lui demande, dans l'objectif de favoriser la rénovation thermique des bâtiments anciens, s'il est dans ses intentions de prendre dans les meilleurs délais, toutes dispositions permettant l'application du dispositif prévu.

À lire

[N° 606] - Travaux d’isolation. Incitations. Ravalement

par Edilaix
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(Assemblée nationale - réponse publiée au JO le 20/01/2015 page : 431)


Arlette Grosskost attire l’attention de la ministre de l’écologie sur les isolations extérieures des bâtiments. Dans le cadre du Grenelle de l’environnement, l’accent a été mis sur les pertes d’énergie des bâtiments mal isolés. Les citoyens sont conscients des efforts à mener et sont prêts. Cependant, dans la pratique, les moyens ne sont pas toujours mis en œuvre pour accompagner cette mutation. Ainsi, lors d’un ravalement de façade d’un immeuble, rien n’oblige le syndic à présenter aux copropriétaires un devis avec travaux d’isolation et un devis sans travaux d’isolation. Elle voudrait savoir quelles sont les dispositions que compte prendre le gouvernement pour inciter les syndics de copropriété à engager des rénovations durables.

À lire

[N° 605] - Impôts locaux. Ordures ménagères. Répartition

par Edilaix
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(Assemblée nationale - réponse publiée au JO le 06/01/2015 page : 96)

Laure de La Raudière interroge la ministre du logement sur le calcul du REOM dans les copropriétés. En effet, les syndics n’ont pas accès au nombre d’habitants par appartement, donnée pourtant nécessaire au calcul de cette redevance.

À lire

[n° 603] - Vente de lot. Acquéreurs. Information

par Edilaix
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Isabelle Le Callennec attire l’attention de la ministre du logement et de l’Égalité des territoires sur le renforcement de l’information des acquéreurs en copropriété. Elle lui demande de bien vouloir préciser comment le gouvernement entend le favoriser.

À lire

[N° 603] - Vente de lot. Règlementation. Formalités

par Edilaix
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Yannick Moreau appelle l’attention de la ministre du logement et de l’Égalité des territoires sur la loi ALUR, et plus particulièrement sur son article 54 qui instaure une série de mesures nouvelles pour mieux informer un acquéreur immobilier non professionnel d’un lot de copropriété. L’une d’elles énonce l’obligation d’annexer différentes informations financières relatives à la copropriété et au copropriétaire vendeur, notamment l’état global des impayés de charges au sein du syndicat et de la dette vis-à-vis des fournisseurs. Toutefois, en ne précisant pas la date de son établissement, ce document comptable créé une situation de vide juridique, et engendre pour les syndics de grandes difficultés quant à la réponse à donner à cette exigence. Il souhaiterait donc savoir ce qu’elle envisage pour clarifier cette situation qui, en instaurant de nouveaux délais dans les transactions, fragilise une nouvelle fois un marché immobilier déjà éprouvé.

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